La véritable richesse : les 12 richesses de la vie – 2/2
La semaine dernière, nous avons découvert les six premiers piliers de la véritable richesse selon Napoleon Hill.
Nous avons vu que la véritable richesse ne commence ni par l’argent ni par les biens matériels, mais par l’attitude mentale, la santé, l’harmonie, la liberté face à la peur, l’espérance et la foi.
Aujourd’hui, poursuivons ce voyage avec les six dernières richesses qui viennent compléter cette remarquable philosophie de vie.
Avant cela, il est intéressant de revenir sur l’exemple d’Andrew Carnegie, l’homme qui inspira en grande partie les recherches de Napoleon Hill.
La véritable richesse laisse toujours une empreinte
Lorsque Carnegie prit sa retraite en 1901, il se fixa un objectif étonnant : distribuer la plus grande partie de sa fortune.
Il ne se contenta pas de financer plus de 2 500 bibliothèques à travers le monde. Il fit également don de centaines d’orgues à des églises, soutint de nombreux collèges, écoles et organisations sans but lucratif, aussi bien dans son Écosse natale qu’aux États-Unis et dans plusieurs autres pays.
Son engagement ne s’arrêta pas là.
Il créa plusieurs fondations et institutions portant son nom afin que son œuvre puisse continuer bien après sa disparition.
Lorsqu’il s’éteignit en 1919, Andrew Carnegie avait déjà donné près de 350 millions de dollars de son vivant, une somme colossale pour son époque. Son héritage continue encore aujourd’hui de produire ses effets grâce aux fondations qu’il a créées.
Peu d’entre nous laisseront un héritage comparable sur le plan financier.
En revanche, chacun peut laisser derrière lui une empreinte précieuse.
Cette richesse ne se mesure pas uniquement en argent.
Elle peut prendre la forme d’un savoir transmis, d’un geste de générosité, d’un exemple inspirant, d’une parole qui encourage ou d’une vie consacrée au service des autres.
Comme l’écrivait John Ruskin :
« La plus grande récompense du travail d’un homme n’est pas ce qu’il reçoit, mais ce qu’il devient grâce à lui. »
Cette pensée résume admirablement l’esprit de Napoleon Hill.
Poursuivons maintenant notre découverte des douze richesses de la vie avec les six dernières richesses qui, ensemble, donnent tout son sens à la véritable richesse.
7. Le bonheur de partager ses richesses
La septième richesse est la volonté de partager les bénédictions que la vie nous a offertes.
Celui qui n’a pas appris la joie de partager n’a pas encore découvert le véritable chemin du bonheur.
Le partage donne un sens à la véritable richesse
Car le bonheur ne grandit réellement que lorsqu’il est partagé.
Napoleon Hill nous rappelle une vérité simple mais profonde.
Toutes les richesses, quelles qu’elles soient, prennent davantage de valeur lorsque nous les mettons au service des autres.
Il ne s’agit pas uniquement de partager de l’argent.
Nous pouvons offrir notre temps. Notre écoute. Notre expérience. Nos connaissances. Notre présence. Un sourire. Un encouragement. Une main tendue au bon moment.
Toutes ces formes de générosité enrichissent autant celui qui donne que celui qui reçoit.
La place que nous occupons dans le cœur des autres dépend rarement de ce que nous possédons.
Elle dépend bien davantage de ce que nous avons accepté de partager.
Voilà pourquoi la véritable richesse ne consiste jamais à accumuler pour soi seul.
Elle trouve son accomplissement lorsqu’elle devient une source de bien pour les autres.
8. Un travail que l’on aime : une véritable richesse
La huitième richesse est un travail accompli avec amour.
Il n’existe pas d’homme plus riche que celui qui a trouvé une activité qui donne un sens profond à son existence et qui l’exerce avec enthousiasme.
Le travail est l’une des plus belles expressions du désir humain.
Il relie les besoins aux solutions.
Il est à l’origine de tous les progrès de la civilisation.
Et voilà qu’il transforme les idées en réalisations concrètes.
Il donne des ailes à l’imagination.
Mais il existe une immense différence entre travailler par obligation et travailler avec passion.
Lorsqu’une activité nous permet d’exprimer le meilleur de nous-mêmes, elle cesse d’être une simple tâche.
Elle devient une source d’épanouissement.
L’effort perd alors son caractère pénible.
Il laisse place à la joie de créer, d’apprendre, de progresser et d’apporter quelque chose d’utile au monde.
Napoleon Hill considère ce travail de cœur comme une composante essentielle de la véritable richesse.
Car la réussite n’est pas seulement le résultat obtenu.
Elle réside aussi dans le bonheur que nous éprouvons en construisant chaque jour une œuvre qui nous ressemble.
9. Une ouverture d’esprit sur tous les sujets
La neuvième richesse est une ouverture d’esprit sur tous les sujets.
Pour Napoleon Hill, la tolérance est l’une des plus nobles qualités de l’être humain.
Mais la véritable tolérance ne consiste pas simplement à accepter que d’autres pensent différemment de nous.
Elle naît d’un esprit qui demeure curieux, disponible et prêt à apprendre.
Une personne véritablement ouverte n’a pas peur de remettre certaines de ses certitudes en question lorsque de nouveaux éléments l’invitent à réfléchir autrement.
C’est cette attitude qui permet de continuer à grandir tout au long de la vie.
Napoleon Hill cite une pensée pleine de sagesse.
Tant qu’un arbre est encore vert, il continue de grandir.
Mais lorsqu’il devient sec et rigide, il commence lentement à se dégrader.
Il en va de même pour l’esprit humain.
Celui qui conserve une curiosité sincère continue d’apprendre, d’évoluer et de devenir plus sage.
À l’inverse, celui qui s’enferme dans des opinions définitives finit souvent par cesser de progresser.
La véritable richesse ne réside donc pas seulement dans ce que nous savons déjà.
Elle réside aussi dans notre capacité à apprendre encore.
Chaque rencontre, chaque livre, chaque expérience et même chaque désaccord peut devenir une occasion d’élargir notre compréhension de la vie.
10. La maîtrise de soi, un pilier de la véritable richesse
La dixième richesse est la maîtrise de soi.
Selon Napoleon Hill, celui qui ne sait pas se gouverner lui-même ne pourra jamais véritablement diriger quoi que ce soit d’autre.
À l’inverse, celui qui apprend à se maîtriser devient progressivement le véritable artisan de son destin.
La plus haute forme de cette maîtrise apparaît souvent lorsque la réussite arrive.
Rester humble après le succès demande parfois davantage de force que persévérer avant de l’obtenir.
Napoleon Hill compare l’être humain dépourvu de discipline à un navire privé de gouvernail.
Il avance au gré des vagues, sans véritable direction.
Sa vie dépend alors davantage des circonstances que de ses propres choix.
Vos pensées dirigent votre destinée
La maîtrise de soi commence d’abord par la discipline de nos pensées.
Car chacune de nos paroles et chacun de nos actes prennent naissance dans notre esprit.
Apprendre à orienter nos pensées, c’est déjà transformer notre manière de vivre.
Mais les bienfaits de cette discipline vont encore plus loin.
Elle apaise bien des inquiétudes.
Elle affaiblit la peur.
Et puis, elle nous aide à retrouver un meilleur équilibre physique et moral.
Elle nous permet surtout de conserver notre calme lorsque d’autres cherchent à provoquer notre colère ou à nous déstabiliser.
Celui qui reste maître de lui-même ne laisse plus les événements décider de ses réactions.
Il choisit librement son attitude.
Napoleon Hill va même jusqu’à affirmer que la réussite durable repose presque toujours sur cette qualité.
La maîtrise de soi conduit naturellement au succès
Montrez-moi une personne qui exerce une véritable maîtrise sur elle-même, dit-il en substance, et je vous montrerai une personne qui réussit dans tout ce qu’elle entreprend.
Elle inspire confiance.
Elle jouit généralement d’une bonne santé.
Par conséquent, elle rayonne d’un bonheur paisible.
Et chacun apprécie sa compagnie.
À l’inverse, l’absence de maîtrise de soi est souvent à l’origine des conflits, des peurs et du désordre qui troublent notre monde.
La gratitude révèle les plus grandes richesses
Napoleon Hill conclut ce chapitre par une réflexion qui demeure d’une étonnante actualité.
Il ne suffit pas de croire aux grandes valeurs.
Encore faut-il les vivre.
Les convictions n’ont de véritable valeur que lorsqu’elles se traduisent en actes.
C’est ainsi que la véritable richesse cesse d’être une idée pour devenir une manière de vivre.
11. Comprendre les autres : une véritable richesse
La onzième richesse est la capacité de comprendre les autres.
Celui qui possède cette richesse sait reconnaître que, malgré nos différences, nous partageons tous la même nature humaine.
Nos histoires sont différentes.
Nos opinions aussi.
Mais nos espoirs, nos peurs, nos besoins et nos motivations profondes sont souvent beaucoup plus semblables que nous ne l’imaginons.
À quel moment cette qualité devient-elle la plus précieuse ?
Certainement pas lorsque nous sommes entourés de personnes qui pensent comme nous.
Comprendre ceux qui nous ressemblent est relativement facile.
Le véritable défi consiste à comprendre ceux avec lesquels nous sommes en désaccord.
Ceux dont les idées nous dérangent. Ceux que nous avons parfois du mal à apprécier.
C’est précisément dans ces situations que cette richesse révèle toute sa valeur.
Elle nous rend plus souples dans nos relations.
Et bien sûr elle nous aide à traverser des circonstances difficiles sans perdre notre calme ni notre dignité.
Elle transforme peu à peu la colère en compréhension.
La haine laisse alors place à la compassion. Le jugement devient plus nuancé. Le pardon devient possible.
Comprendre les autres ne signifie pas toujours leur donner raison.
Cela signifie reconnaître leur humanité.
Cette capacité nous apprend également à être indulgents envers leurs faiblesses tout en sachant apprécier leurs qualités.
Voilà pourquoi Napoleon Hill considère qu’elle fait partie de la véritable richesse.
Comprendre les autres, c’est souvent commencer à vivre en paix avec soi-même.
12. La sécurité financière : l’aboutissement de la véritable richesse
La douzième richesse est la sécurité financière.
Ou, plus simplement, l’argent.
Beaucoup s’étonneront sans doute de le voir apparaître en dernière position.
Ce choix est pourtant parfaitement volontaire.
Napoleon Hill explique qu’il a rencontré de nombreuses personnes possédant une immense fortune, mais auxquelles il manquait plusieurs des onze autres richesses.
Elles avaient de l’argent.
Mais elles n’avaient pas toujours la paix intérieure. Ni des relations harmonieuses. Non plus la santé. Ni le bonheur.
Voilà pourquoi il refuse de placer l’argent au sommet de sa liste.
La paix de l’esprit est l’une des plus grandes richesses qui soient.
Si Napoleon Hill ne l’a pas ajoutée à cette liste, c’est parce qu’il considère qu’elle accompagne naturellement les personnes qui développent les douze richesses de la vie.
Et avec cette paix intérieure vient également le bonheur, ce but que poursuivent, consciemment ou non, tous les êtres humains.
L’argent est une conséquence, jamais un point de départ
Une question se pose alors.
Celui qui possède les onze premières richesses obtiendra-t-il automatiquement la douzième ?
La réponse est non.
En revanche, ces onze richesses constituent le meilleur terrain possible pour construire une véritable sécurité financière.
Car l’argent commence toujours par un désir profond, clair et durable.
Ce désir pousse ensuite à rendre des services utiles, à créer de la valeur et à offrir au monde quelque chose qui mérite d’être récompensé.
Mais il existe une différence essentielle.
Celui qui a d’abord construit les onze premières richesses saura utiliser l’argent avec sagesse.
À l’inverse, il est possible d’accumuler une grande fortune sans avoir développé ces qualités.
Napoleon Hill nous invite alors à observer attentivement ce qui arrive à ces personnes.
Très souvent, elles découvrent que leur richesse matérielle leur a coûté beaucoup trop cher.
Parfois même, elles ont sacrifié leur santé, leur famille, leurs convictions ou leur paix intérieure.
Elles possèdent beaucoup…
Mais elles ont perdu l’essentiel.
C’est pourquoi la véritable richesse ne consiste pas à posséder davantage.
Elle consiste à devenir une personne capable d’utiliser avec sagesse tout ce que la vie lui confie.

La gratitude multiplie la véritable richesse
Avant de conclure, Napoleon Hill nous laisse un dernier conseil d’une étonnante simplicité.
Prenez le temps de dresser la liste de toutes vos richesses.
Les richesses matérielles, bien sûr.
Mais aussi celles que l’argent ne peut acheter.
Votre santé. Votre famille. Vos amis. Vos connaissances. Ainsi que vos expériences. Vos souvenirs. Vos talents.
Puis, chaque soir, prenez quelques instants pour exprimer votre gratitude pour toutes ces bénédictions.
Vous découvrirez alors un phénomène surprenant.
Plus nous remercions la vie pour ce que nous possédons déjà, plus nous devenons capables de reconnaître les nouvelles richesses qui viennent à notre rencontre.
Nous vivons dans une époque où beaucoup possèdent davantage que les générations précédentes.
Et pourtant, jamais la gratitude n’a semblé aussi rare.
Une invitation à agir
Maintenant que vous connaissez les douze richesses de la vie, une question demeure.
Qu’allez-vous en faire ?
Et surtout…
Quand allez-vous commencer ?
Napoleon Hill propose un exercice aussi simple qu’efficace.
Écrivez la liste complète des douze richesses.
Placez-la à un endroit où vous pourrez la relire chaque jour pendant un mois.
Puis, en toute honnêteté, inscrivez un ✓ devant chacune des richesses que vous pensez avoir développées.
Laissez un espace vide devant celles qu’il vous reste encore à cultiver.
Mais allez un peu plus loin.
Demandez ensuite à une personne qui vous connaît réellement — votre conjoint, un ami sincère ou quelqu’un qui ose toujours vous dire la vérité avec bienveillance — de regarder votre propre évaluation.
Nous sommes tous naturellement enclins à nous juger avec indulgence.
Le regard d’une personne de confiance peut parfois nous révéler ce que nous ne voyons plus nous-mêmes.
Et ces découvertes valent souvent bien davantage que les compliments.
Enfin, souvenez-vous de cette pensée de Napoleon Hill :
« Lorsque vous êtes véritablement prêt pour une chose, elle finit toujours par apparaître dans votre vie. »
Conclusion
Au terme de ce voyage, une évidence s’impose.
La véritable richesse ne se mesure ni à la taille d’un patrimoine, ni au montant d’un compte bancaire.
Elle se construit, jour après jour, à travers notre manière de penser, de servir, de travailler, d’aimer, de comprendre les autres et d’accueillir la vie avec gratitude.
L’argent a naturellement sa place.
Mais il n’en est pas le point de départ.
Il n’en est même pas le sommet.
Il n’est que l’une des conséquences possibles d’une vie déjà riche de tout le reste.
Et peut-être est-ce là le plus bel enseignement que Napoleon Hill nous laisse.
Un dernier cadeau : le trésor des véritables amis
Avant de refermer ces pages, permettez-moi de partager avec vous une dernière réflexion inspirée des écrits de Napoleon Hill.
Un jour, lorsque vous regarderez le chemin parcouru, vous ne mesurerez probablement pas votre richesse au nombre de biens que vous aurez possédés.
Vous la mesurerez plutôt à la qualité des femmes et des hommes qui auront marché à vos côtés.
Il est facile de trouver des personnes prêtes à partager les moments de fête.
Les véritables amis, eux, se révèlent lorsque la vie devient difficile.
Ce sont ceux que vous pourriez appeler au milieu de la nuit.
Ceux qui viendraient sans poser de questions.
Ceux qui resteraient près de vous lorsque beaucoup d’autres se seraient éloignés.
Une véritable amitié ne se construit pas parce que deux personnes pensent toujours de la même manière.
Elle se construit sur le respect, la confiance et la fidélité.
Les vrais amis savent traverser les désaccords sans cesser de s’aimer ni de s’estimer.
Ils demeurent présents lorsque les épreuves assombrissent l’horizon.
Si vous avez la chance d’avoir de telles personnes dans votre vie, prenez-en soin.
Elles sont l’une des plus grandes richesses qu’il soit possible de recevoir.
Et peut-être, en refermant cet article, pourriez-vous prendre quelques instants pour penser à ces femmes et à ces hommes qui ont marqué votre existence.
Puis leur dire, simplement…
Merci.
« Il n’y a pas d’homme plus riche que celui qui a trouvé une activité qu’il fait par passion. »
~ Napoleon Hill