Votre attitude mentale peut-elle changer votre vie ? – Partie 2/2
Dans la première partie de cet article, nous avons vu combien notre attitude mentale peut influencer notre manière de penser, de réagir aux événements et, finalement, d’orienter notre existence.
Mais comprendre son importance ne suffit pas.
Une question beaucoup plus concrète se pose maintenant : comment développer une attitude mentale positive lorsque la vie ne se déroule pas comme nous le souhaiterions ?
Napoleon Hill nous apporte une réponse qui mérite toute notre attention.
Car avoir une attitude positive ne signifie ni nier les difficultés ni prétendre que tout va bien lorsqu’il n’en est rien.
C’est apprendre à diriger son esprit de façon à tirer le meilleur parti possible de ce qui nous arrive.
Qu’est-ce qu’une attitude mentale positive ?
Pour Napoleon Hill, une attitude mentale positive est avant tout une manière d’aborder les expériences de la vie.
Les agréables, bien sûr.
Mais aussi les autres.
Il s’agit de développer progressivement l’habitude de se demander ce que chaque situation peut nous apprendre, nous faire découvrir ou nous permettre d’améliorer.
Hill revenait souvent sur une idée qui traverse toute sa philosophie : dans chaque échec, chaque défaite ou chaque adversité pourrait se cacher ce qu’il appelait « la graine d’un avantage équivalent ».
Cette expression ne signifie évidemment pas que toute épreuve est bonne en elle-même.
Certaines expériences sont douloureuses et nous nous en serions volontiers passés.
Cependant, lorsqu’elles se sont produites et que nous ne pouvons plus les effacer, une possibilité demeure :
chercher ce que nous pouvons en faire.
Chercher un bénéfice même dans l’adversité
Un échec peut révéler une erreur.
Une déception peut nous obliger à revoir une décision.
Une difficulté peut développer une capacité que nous n’aurions jamais découverte autrement.
Une porte qui se ferme peut parfois nous contraindre à en chercher une autre.
Voilà ce que Hill nous invite à rechercher.
Non pas à nous réjouir artificiellement de l’adversité, mais à refuser qu’elle soit totalement inutile.
Cette distinction est essentielle.
L’attitude mentale positive ne dit pas :
« Ce qui m’arrive est merveilleux. »
Elle demande plutôt :
« Puisque cela m’arrive, qu’est-ce que je peux maintenant en faire ? »
À partir de cet instant, nous cessons progressivement d’être uniquement occupés par ce qui s’est passé pour recommencer à regarder ce qui reste possible.
Diriger ses pensées vers ce que l’on veut construire
Napoleon Hill insiste ensuite sur une autre habitude : garder autant que possible son esprit orienté vers les circonstances que l’on souhaite créer plutôt que vers celles que l’on redoute.
Nous savons combien l’inverse est facile.
Une inquiétude apparaît et nous y pensons.
Puis nous y repensons.
Nous imaginons ce qui pourrait mal tourner et, sans nous en apercevoir, nous consacrons une grande partie de notre énergie mentale à construire intérieurement le scénario que nous ne voulons surtout pas vivre.
Cela ne signifie pas que nos pensées font magiquement apparaître les événements.
En revanche, ce à quoi nous accordons constamment notre attention influence notre état d’esprit, nos décisions et nos actions.
Si je suis convaincu qu’une situation est sans issue, je risque de cesser d’en chercher une.
Si je pense qu’une amélioration reste possible, je serai davantage disposé à observer, réfléchir, essayer et persévérer.
Voilà une manière très concrète de maîtriser ses pensées : non pas empêcher toute pensée négative d’apparaître, mais choisir celles que nous allons continuer à nourrir.
Distinguer ce que vous pouvez changer de ce que vous ne contrôlez pas
C’est peut-être l’un des enseignements les plus utiles de cette seconde partie.
Napoleon Hill nous invite à examiner les problèmes qui se présentent à nous et à les répartir mentalement en deux catégories :
- ceux sur lesquels nous pouvons agir ;
- ceux qui échappent à notre contrôle.
Pour les premiers, notre énergie doit servir à rechercher une solution.
Pour les seconds, continuer à lutter mentalement contre ce que nous ne pouvons pas modifier risque surtout de nous épuiser.
Accepter sans renoncer
Accepter ce que nous ne pouvons pas changer ne signifie pas devenir passif.
Cela signifie simplement cesser de gaspiller notre énergie contre une réalité qui, pour le moment, ne dépend pas de nous.
Nous pouvons alors reporter cette énergie sur ce qui demeure entre nos mains.
Notre décision.
Notre comportement.
Notre prochaine action.
Notre façon de considérer la situation.
Nous retrouvons ici l’image du capitaine évoquée dans la première partie : il ne commande ni au vent ni à la mer, mais il peut toujours agir sur la barre.

Les habitudes d’une attitude mentale positive
Hill ne présente pas l’attitude positive comme une qualité que certains posséderaient naturellement et dont les autres seraient privés.
Il la considère plutôt comme un ensemble d’habitudes qui peuvent être développées.
Parmi celles qu’il recommande, plusieurs restent remarquablement actuelles :
- poursuivre un objectif clairement défini sans se laisser détourner par l’approbation ou la critique ;
- faire un peu plus et un peu mieux que ce que l’on attend de nous ;
- rechercher les qualités des autres sans être aveugle à leurs défauts ;
- reconnaître les faiblesses humaines sans permettre qu’elles déterminent notre propre comportement ;
- examiner ses émotions avant de leur permettre de commander nos décisions ;
- regarder les faits tels qu’ils sont, même lorsqu’ils sont désagréables ;
- conserver autant que possible son calme lorsque survient une difficulté ;
- agir avec confiance tout en restant disposé à corriger sa route.
Aucune de ces habitudes ne demande de voir la vie en rose.
Elles demandent quelque chose de beaucoup plus exigeant : rester maître de la direction que nous donnons à notre esprit.
Transformer les obstacles en tremplins
Napoleon Hill aimait cette image : les obstacles peuvent devenir des tremplins.
Bien entendu, ils ne le deviennent pas automatiquement.
Un obstacle reste un obstacle tant que nous nous contentons de le subir.
Il commence à devenir un tremplin lorsque nous nous demandons :
« Que dois-je apprendre, changer ou entreprendre pour aller plus loin ? »
C’est ici que l’attitude mentale rejoint directement l’action.
Car penser positivement sans agir ne suffit pas.
La pensée donne une direction.
La décision engage.
L’action transforme.
Ainsi, une difficulté professionnelle peut nous conduire à acquérir une nouvelle compétence. Un projet qui échoue peut révéler une faiblesse dans notre méthode. Une critique peut parfois contenir une information utile. Une erreur peut nous apprendre ce qu’aucun livre n’aurait réussi à nous enseigner aussi efficacement.
Tout ne contient pas nécessairement un cadeau caché.
Mais presque toute expérience peut devenir une source d’apprentissage si nous acceptons de l’examiner ainsi.
Votre attitude mentale influence aussi les autres
Notre état d’esprit ne reste pas enfermé à l’intérieur de nous.
Il se manifeste dans notre voix, notre visage, notre comportement, nos paroles et notre manière de réagir.
Vous l’avez certainement déjà constaté.
Certaines personnes entrent dans une pièce et semblent y apporter leur mécontentement avec elles.
D’autres, au contraire, transmettent calme, confiance ou enthousiasme sans avoir besoin de prononcer de grands discours.
Notre attitude est ainsi, d’une certaine manière, contagieuse.
Elle influence la qualité de nos relations, notre façon de travailler avec les autres et même la manière dont notre message est reçu.
C’est une raison supplémentaire de prendre soin de ce que nous entretenons intérieurement.
Votre attitude mentale vous appartient
Nous voici finalement revenus au point essentiel de l’enseignement de Napoleon Hill.
Parmi toutes les choses que nous aimerions contrôler, beaucoup nous échapperont toujours.
Les circonstances changent.
Les autres prennent leurs propres décisions.
Des événements imprévus surviennent.
Des projets réussissent et d’autres échouent.
Mais il reste un espace de liberté que nous pouvons apprendre à protéger : la manière dont nous choisissons d’utiliser notre esprit face à ce qui arrive.
Cela ne veut pas dire que nous réussirons toujours à conserver une attitude mentale positive.
Nous sommes humains.
Nous connaîtrons le doute, la colère, la peur, le découragement et parfois l’envie de tout abandonner.
L’objectif n’est pas de ne plus jamais éprouver ces émotions.
L’objectif est de ne pas leur abandonner définitivement la barre.
Alors, dans quelle direction tenez-vous la barre ?
Au terme de ces deux articles, l’enseignement de Napoleon Hill pourrait finalement tenir en une idée très simple :
Vous ne contrôlez pas tout ce qui vous arrive, mais vous pouvez apprendre à mieux contrôler ce que vous faites de ce qui vous arrive.
Voilà toute la différence.
Une attitude mentale positive ne garantit ni une existence sans difficulté ni la réussite de tout ce que nous entreprenons.
Elle nous permet cependant d’aborder la vie avec davantage de discernement, de persévérance et de confiance dans notre capacité à agir.
Alors, la prochaine fois qu’un obstacle se dressera devant vous, essayez de ne pas vous demander seulement :
« Pourquoi cela m’arrive-t-il ? »
Ajoutez une seconde question :
« Que puis-je faire de ce qui m’arrive ? »
Cette question ne changera peut-être pas immédiatement les circonstances.
Mais elle peut changer votre attitude mentale.
Et lorsque l’attitude change, la direction que nous prenons peut changer avec elle.